Délivré par le CRQP, service de formation de l'organisation faîtière HR Swiss, et la HEIG-VD, le Certificate of Advanced Studies en management des ressources humaines (CASMRH) offre recul et dernières nouveautés en la matière. Une parenthèse philosophico-pratique manifestement bienvenue.
Conçue pour des directeurs assumant l'ensemble des responsabilités de la fonction RH ou des chefs de département partageant nombre d'années d'expérience, une solide connaissance de ses bases professionnelles et une certaine maturité, cette formation «est parfaite pour redonner de l'élan. S'enrichir, sortir de son cadre un peu routinier. S'élever», analyse Patricia Colelough, conseillère en personnel des Retraites Populaires et alumni 2010 du CAS. Une ouverture vivifiante que portent une visionmacro des RH et un large panel d'intervenants, d'horizons aussi divers que les sciences économiques, la sociologie, l'épistémologie, la théologie, laneuropsychiatrie, l'acoustique, etc.
Modules
réactualisés
La perspective, plus stratégique que celle développée par un
brevet, permet d'aborder l'entreprise sous différents angles,
d'interroger ses valeurs, son type de gouvernance, sa politique RH
et demieux définir son rôle. «On rentre avec un regard critique qui
nous offre unemeilleure connaissance des enjeux, des liens entre la
problématique de l'entreprise et notre capacité à amener une
plus-value au bon endroit», se félicite Patricia. De fait, trois
des dix modules qui composent le certificat ont été réactualisés
cette année afin de coller au plus près des préoccupations
actuelles du secteur, souligne sa directrice, Françoise Vonmoos
Jamolli. Le thème de la performance et du système de rémunération
aborde la mise en place de systèmes rationnels et motivants en
dehors des simples bonis. La souffrance au travail, l'épuisement
professionnel sont étudiés en fonction de leur coût, mais aussi de
la prévention et de smultiples responsabilités à l'oeuvre dans le
phénomène. La gestion des compétences et des talents propose de
mettre en cohérence l'ensemble des pratiques RH et managériales
afin de construire une colonne vertébrale qui tienne la
route.
D'autres enjeux sensibles ont également été renforcés, tels la
responsabilité sociale et environnementale, la réflexion entre le
collectif et l'individu, les défis de la multiculturalité et de
l'intergénérationnel. «Autant de pistes de réflexion précieuses
pour aborder le futur, explique Roberta Bretz, DRH de Migros
Neuchâtel-Fribourg et alumni 2010, puisque nous serons confrontés,
dans quelques années, à la difficulté d'embaucher, particulièrement
la génération Y, plus mobile, plus exigeante sur sa qualité de vie
- et donc moins encline à travailler à 100%. J'ai ainsi pu
envisager le plan de carrière de l'entreprise à travers le
personnel à embaucher.»
Aujourd'hui accrédité par Bologne, au bénéfice de 15 crédits ECTS,
le CAS ne fait cependant pas partie d'un master. Libre aux hautes
écoles et universités de le reconnaître ou non dans leur cursus. Il
représente toutefois volontiers un plus dans l'évolution de sa
carrière, en tout cas un élément de valorisation.
Cursus
déclencheur
Mais la concurrence entre formations certifiantes est rude.
Patricia voit plutôt le CAS comme le déclencheur qui lui a permis
d'évoluer dans sa capacité à porter des projets, grâce au travail
personnel qui doit être fourni. Environ deux cents heures de
travail, de 60 à 100 pages liant une thématique du programme à l'un
des objectifs de l'entreprise. «C'est le sens de la formation,
précise-t-elle. Le projet doit parler à l'entreprise, lui être
utile, s'intégrerdans son programme, illustrer une réelle volonté
de part et d'autre de mettre en place quelque chose de concret»,
sous-entendant l'implication de la direction comme une condition
préalable à l'engagement dans la formation, ce qui n'est pas
toujours le cas.
CB
Nouvelle volée de janvier 2012 à mars 2013, inscriptions jusqu'au 30 novembre. Coût: 23 250 fr., 21 500 fr. pour lesmembres du réseau HR Swiss. Informations: www.crqp.ch,mrh@crqp.ch
