Alors que la plupart des entreprises affirment pratiquer une politique salariale respectant l'égalité entre femmes et hommes, la différence de rémunération entre les unes et les autres reste de plus de 19 pour cent à l'échelon national.
Née à l'initiative de Véronique Goy Veenhuys qui la dirige, la certification equal-salary a été développée en collaboration avec Yves Flückiger, directeur de l'Observatoire universitaire de l'emploi (OUE) de l'Université de Genève. Ce professeur d'économie a mis au point une mesure d'évaluation salariale scientifique qui a été retenue par le Tribunal fédéral dans un arrêt rendu en décembre 2003. Equal-salary comprend, outre une évaluation de la politique salariale de l'entreprise-candidate menée par l'OUE, un audit permettant de vérifier les engagements de la direction et leur mise en œuvre au niveau de la gestion des ressources humaines.
Fin août, les Retraites populaires, spécialistes de l'assurance-vie et de la prévoyance professionnelle, se démarquent en se positionnant pour l'égalité salariale.
Un mois plus tard, un nouvel employeur, également bien connu de chaque foyer vaudois, se positionne en matière d'égalité salariale entre hommes et femmes. Il s'agit de l'ECA, Établissement d'assurance contre l'incendie et les éléments naturels du Canton de Vaud, qui vient de terminer avec succès la certification equal-salary.
Lors de la remise du label et après avoir rappelé que l'institution se veut fidèle aux valeurs de solidarité, de responsabilité et de durabilité, Jérôme Frachebourg, directeur général, déclare qu'«il tient à cœur de l'ECA de pratiquer une politique salariale respectant l'égalité entre femmes et hommes.»
